Maud : "Mes craintes envers ces ateliers étaient qu’il y ait une éducation un peu trop laxiste"

 

Lors de ma première grossesse, je me suis beaucoup documentée sur le développement du bébé et de l’enfant, sur ce qui est puériculture traditionnelle et psychologie infantile reconnue.

J’ai appliqué à la lettre ce qui était recommandé, je me suis mise une pression d’enfer pour pouvoir être une mère parfaite.

 

Après la naissance de ma fille et un déménagement (m’éloignant de 900 km de mes parents), un médecin s’est enfin aperçu que je faisais une dépression post-partum depuis deux ans et demi !!

Prescription d’anti-dépresseurs et méthode EMDR comme psychothérapie pour me soigner de manière radicale en 3 mois de temps !

Se met alors en place une remise en question totale sur moi-même, sur l’éducation que j’avais reçue (bien que je n’ai jamais été malheureuse) et sur l’éducation que je donnais à ma propre fille.

 

Je participe alors à beaucoup d’associations qui m’emmènent progressivement à comprendre l’importance du respect de soi-même pour pouvoir respecter autrui (café-parents, Leche League, lectures de Faber et Mazlish : intéressantes mais difficiles à mettre en pratique sans atelier).

 

A la naissance de mon deuxième enfant, mon regard était totalement différent : projet de naissance, atelier des signes pour bébés, allaitement long et enfin atelier Faber et Mazlish !
Mes craintes envers ces ateliers étaient qu’il y ait une éducation un peu trop laxiste comme j’avais pu le voir ou le croire lors de mes récentes rencontres.

Finalement au fil des séances je me suis aperçue que cela correspondait tout à fait à ma manière de voir l’éducation : avec des limites et dans le respect des uns et des autres.

Enseigner le respect ET dans le respect étaient dans mes projets mais j’avais tendance à être trop autoritaire et donc maladroite dans ce que je voulais transmettre. Il me manquait en fin de compte des habiletés pour mettre à jour mon projet éducatif (en accord avec mon mari qui me fait confiance) et j’ai finalement trouvé la bonne formule.

J’ai pu « rattraper mes erreurs » envers ma première fille et appliquée de suite les ateliers envers ma deuxième fille. Ma vie a alors changé.

 

Mes relations avec ma première fille, qui commençait à être défaillante par la défusion inévitable lors de l’arrivée de sa sœur, ont été rétablies.

Je me sens désormais respectable, respectée et respectueuse.

Mon ainée est parfois surprise de mes nouvelles attitudes mais m’en est très reconnaissante. Les non-respects bien-intentionnés de ma propre éducation tels que la culpabilisation, le sarcasme (manque d’estime de soi) ou au contraire l’utilisation de compliments maladroits ne devraient plus trop intervenir au sein de mon foyer.

Mes remises en question permanentes sont pour moi une manière d’évoluer, elles sont aujourd’hui utilisées de manière positive.

Je me sens également moins stressée et moins exigeante avec moi-même et tout cela retentit sur l’humeur de la famille.

 

Je n’ai pas encore fini les ateliers que j’ai déjà des dizaines d’habiletés utilisées. Je peux donc difficilement en choisir une qui illustrerait le mieux mes propos. L’écoute des émotions négatives de mes enfants, la proposition de choix et les descriptions sont pour le moment les plus efficaces.

J’essaye maintenant d’être à l’écoute de mes émotions et de les exprimer. Plus j’utilise les habiletés, plus je me sens à l’aise avec.

 

Ce qui m’amuse c’est quand je vois mon mari désoeuvré le matin (il n’a pas participé aux ateliers) et qu’il n’ a « rien » à faire.

Il faut dire qu’il était occupé lorsqu’il devait répéter sans arrêt à ma fille de se dépêcher de se lever, qu’il l’habillait alors qu’elle a 6 ans, qu’il lui demandait ce qu’elle voulait déjeuner une dizaine de fois mais qu’elle ne savait pas quoiprendre puis qu’ensuite elle devait se dépêcher pour se laver les dents, le visage et se coiffer.

Et qu’il fallait qu’elle cesse de râler, etc… Bref : difficiles les matins !

Depuis qu’elle choisit les habits à mettre la veille et qu’elle établit la liste de son petit déjeuner, depuis que je l’encourage en décrivant ce qu ‘elle a fait et ce qui lui reste à faire, les matins sont beaucoup plus calmes et agréables pour tout le monde. Ma fille a « ce qu’on appelle le sens de l’organisation » !

 

J’applique toutes les habiletés proposées et j’y prends grand plaisir car je suis déjà largement récompensée.Pour ce qui est de la cadette, j’ai mis en place une pancarte barrée où l’on voit un enfant debout sur une chaise. Elle m’a tout de suite rassurée sur ses capacités à comprendre du haut de ses 18 mois en me montrant l’affiche et en me disant : « assis ! ».

 

Rien n’est jamais acquis mais c’est en bonne voie…Merci à Faber et Mazlish et merci à toi Anaëlle !!

Armelle : "Tout le monde devrait passer par un stage avant d'enseigner et avant d'être parent, on éviterait ainsi beaucoup de dégâts !"

 

Un petit message pour te "re-remercier" encore

et encore pour ton travail très professionnel

et ta manière très agréable de mener tes stages d'ateliers Faber et Mazlish.
Je ne m'en lasse pas et j'y puise chaque fois une nouvelle impulsion. J'ai l'impression d'être accro! (Jalousie rivalité me tente bien).


Le premier stage était pour moi plutôt «thérapeutique», il était question de survie pour rétablir une communication non nocive avec notre petit cadeau de la vie qui fonctionne différemment dans sa relation aux autres.

Tu nous as énormément appris à faire évoluer nos échanges et tout le monde dans la famille y a gagné en qualité relationnelle et en paix intérieure.

 

Seulement après ces 18 mois écoulés, l'envie s'est fait ressentir d'approfondir et d'élargir le champ d'action de ces habiletés dans mon milieu professionnel

( bien que cela ait déjà déteint dans ma manière d'être ).

Il me fallait cette pulsion du groupe ( je crois effectivement que l'effet groupe est très important ) pour repartir de plus belle et redonner force à mes convictions.

À partir de maintenant, ces centaines d'enfants qui passeront désormais dans mes classes auront le bonheur de profiter au moins le temps d'une année scolaire des bienfaits de cette communication bienveillante.

Tu as mis des mots, des techniques, des habiletés sur des moyens abordables par tous qui donnent envie d'être partagés.

Je suis convaincue que c'est une bonne manière de ne pas «abîmer» ces petits bouts d'hommes qui sont si fragiles, si malléables et en pleine construction.

 

Tout le monde devrait passer par un stage avant d'enseigner et avant d'être parent, on éviterait ainsi beaucoup de dégâts!...

 

Au plaisir de travailler de nouveau ensemble...

Cécile : "Mon fils ne voulait plus aller à l'école"

 

Lors de mon dernier atelier avec Anaëlle, mon fils ne voulais plus aller a l’école.
Depuis quelques jours, je le trouvais différent, pas très cool avec sa sœur voir même "méchant".
Puis, est arrivé le fameux jour il m'a crié qu'il détestait l’école et qu'il ne voulait plus jamais y aller.

Ma surprise fut immense car mon fils adore l'école habituellement!


Nous en avons discuté et il m'a raconté qu'il ne voulait plus y aller car la maitresse lui avait dit qu'il écrivait mal.

Il m'a aussi expliqué qu'il aurait préféré que la maitresse ne le dise qu'à lui et pas devant tout le monde parce que ça le rendait triste.

Lors de cette dernière rencontre, j'ai donc exposé mon problème à résoudre, ce conflit qui faisait souffrir mon fils.

Je ne savais vraiment pas comment m'y prendre pour qu'il se sente mieux et qu'il ait l'envie et le plaisir de retourner a l’école.

Je ne savais pas si je devais aller voir la maitresse pour en discuter avec elle, lui écrire un mot ou bien encore ne rien faire...mais mon garçon me demander d'intervenir.

Je ne savais plus et j'avoue que j'étais perdue.

Après une longue discussion au sein du groupe, il m'a été proposé d’écrire une lettre dans laquelle mon fils pourrait dire ce qu'il avait envie et ce qu'il ressentait.

Nous l'avons écrit ensemble et j'ai bien senti que cela l’apaisait, puis je lui ai demandé s'il voulait la lui donner seul ou avec moi.

Sa réponse fut avec moi, j'ai donc pris rendez-vous.

Le soir avant, il m'a demandé s'il pouvait réécrire la lettre lui-même, ce qu'il a fait et nous sommes allés la remettre à sa maitresse.

 

J'ai bien expliqué que notre démarche n’était pas de la juger ou d’être en conflit mais seulement un moyen pour lui de lui exprimer son mal-être.

Ils ont discuté un long moment.

Mon fils était heureux et fier d’avoir pu s'exprimer seul avec ses mots et soulagé de voir que les adultes ( nous, ses parents, mais aussi sa maitresse ) pouvaient entendre ce qu'il avait à dire.

 

Depuis ce jour, il est retourné à l’école avec le sourire et sa maitresse m'a expliqué qu'elle avait remarqué un réel changement (positif) dans son comportement.

 

Voilà Anaëlle, je te remercie encore de tous tes bons conseils et de ta bienveillance.

Agnès : "Ces ateliers sont aussi une vraie source de réflexion de fond sur ce que nous voulons transmettre et aussi comment s'y prendre pour être crédibles auprès de nos enfants"

J'ai participé l'année dernière à "un atelier de parents" à un moment où j'avais la très nette impression que j'étais en train de m'enfoncer dans des ornières avec mes enfants de 3 et 4 ans.

Et pourtant, je ne voyais pas comment faire autrement pour "bien faire". J'étais cependant bien consciente que certaines de mes manières de faire, de dire, mes réactions à leur égard n'étaient pas cohérentes avec les valeurs que je voulais leur transmettre.

Par ailleurs, je créais par mon attitude des tensions et des réactions chez mes enfants qui me durcissaient davantage sur mes positions, et nous étions en train de partir dans un cercle vicieux qui me rendait de plus en plus malheureuse : Je n'étais pas du tout, mais pas du tout la Maman que je rêvais être !

 

La Providence a fait que lorsque j'en étais là de mes réflexions, une amie m'a parlé d'un "atelier de parents" où il restait encore une place. J'ai "sauté" dessus.

Et là, atelier après atelier une joie profonde m'habitait : il existe d'autres manières de faire, EFFICACES, (mais pas magiques !...) respectueuse de mes enfants, de moi-même, et en cohérence forte avec ma foi de chrétienne.

 

Peu à peu, j'ai mis en application les "habiletés" proposées et l'atmosphère familiale a profondement changée : En quelques mois, de moins en moins de colères dantesques et autres impasses usantes, une ambiance d'entre-aide qui s'installe peu à peu et notre complicité et tendresse qui se reconstruit et s'exprime à nouveau.

 

Jugeant peut-être l'arbre à ses fruits, mon mari m'a proposé que nous fassions un atelier ensemble, en couple.

Nous l'avons fait cet automne avec bonheur avec Anaëlle.

 

Ces ateliers sont aussi une vraie source de réflexion de fond sur ce que nous voulons transmettre et aussi comment s'y prendre pour être crédibles auprès de nos enfants. ( Forcement, cela a aussi un impacte sur notre manière d'être en relation avec les adultes que nous cotoyons)

Anaëlle est très généreuse dans sa manière d'animer les ateliers et elle nous donne de quoi alimenter notre réflexion, ce que nous avons beaucoup apprécié.

Bien sur, aujourd'hui, je retombe régulièrement dans mes travers.

Biensur, il m'arrive de faire des erreurs en utilisant les habiletés proposées. Biensur parfois, je me sens gauche et j'ai l'impression de répéter une leçon mal apprise.

Mais si je regarde le chemin que nous avons parcouru en famille depuis un an, je bénie le Seigneur d'avoir pu participer à ces ateliers, et bénédiction supplémentaire, que mon mari s'engage aussi sur ce chemin.

Emmanuelle : "Petit à petit, on peut voir que des petites choses changent"

 

Je suis maman de 3 enfants, l’aînée « C » et des jumeaux « A » et « V » (une fille un garçon).

 

Un jour, une amie m’a parlé de l’atelier "Parler pour que les enfants écoutent" de Faber et Mazlish qu’elle avait suivi et de ce qu’elle tentait de mettre en place avec ses enfants.

Pour être honnête, je n’y adhérais pas vraiment. Je me contentais de batailler contre mes enfants, d’hurler, de punir, et même parfois de donner la fessée. Jusqu’au jour où…

 

Depuis un certain temps, notre fils « V » était INSUPPORTABLE !

La vie à la maison n’était devenue que hurlements et colères, avec des

« non » à tout va… Un enfer !

Et moi, je bataillais toujours avec mes convictions, avec mes « je laisse tomber » tellement j’en avais marre, avec mes « je vais partir, fuir » tellement que j’en pouvais plus parfois…

« V » frappait, donnait des coups lorsqu’il était en colère, lançait des objets à travers la pièce.

 

Un jour lors d’une énième crise, la fessée est arrivée et il m’a frappé à son tour. Un électrochoc ! STOP, il fallait qu’on arrête !

Je me suis dit « il frappe et je lui interdis, mais là, je ne suis pas cohérente puisque moi, lorsque je suis à bout, en colère, je lui donne une fessée histoire de me décharger…

Et lui aussi, là, à cet instant, a besoin de se décharger.

Pour être honnête je n’ai pas mis ces mots à ce moment-là, c’était plutôt

« Si je ne veux pas que mon fils tape, je dois plus taper ».

 

Mon mari et moi avons donc fait le choix d’essayer de ne plus donner de fessées, mais il y avait toujours des hurlements pour me faire écouter.

Et quelques fois encore des fessées, même si plus rarement.

Les vacances d’été sont arrivées, « V » était de plus en plus difficile !

Août : les voilà tous les 3 partis en colo. Ouffff ! Des vacances, des vacances pour MOI !! MOI !! MOI !!

 

C’est là que, petit à petit, le chemin des ateliers s’est mis dans ma tête !! Et Si !!!! Puis, un jour, j’en ai vaguement parlé à mon mari et après un petit « Oui pourquoi pas », me voilà, écrivant un mail pour nous inscrire aux ateliers animés par Anaëlle.

 

Nous voilà donc aux ateliers, prêts pour « combattre » mais d’une manière beaucoup plus positive. J’ai eu plusieurs doutes, même pendant les ateliers

« est-ce vraiment bien? » et puis l’impression que jamais je n’y arriverai

« je ne trouve pas les mots, je dis de travers toujours et encore ».

J’ai eu des moments de réussites et des moments de grands désespoirs…

Je voulais à tous prix réussir TOUT et tout de suite…

Et bien non !! Ce n’est pas possible ! J’ai aussi eu des moments de regrets, regret de n’avoir pas connu les ateliers beaucoup plus tôt...

Car quand on voit les effets positifs sur nos enfants, si petits soient-ils au départ, si infimes même, on se dit, enfin je me suis dit : « Dommage de n’avoir pas fait ça pour nos enfants plus tôt ».

Mais bon, il n’est jamais trop tard… JAMAIS !

Et depuis, on essaye, on échoue, on réussit, on revient en arrière…

Ah! Nos vieilles habitudes sont solides ! Mais, petit à petit, on peut voir que des petites choses changent.

 

Voilà ce que je peux dire « 2 pas en avant, 1 pas en arrière » mais avec de la patience et du courage, on y arrive même si rien n’est acquis.

 

Merci Anaëlle pour ton écoute, ta patience et toute l’aide que tu as pu nous apporter.